Fond Final Fantasy VII-Crisis Core

Voici un nouveau fond d'écran sur Final Fantasy VII: Crisis Core. Cloud et Aerith au programme.

Pour l'image en grand format (1280*800) c'est par ICI.
Fond Final Fantasy VII-Crisis Core

# Posté le mardi 26 août 2008 07:13

Lux Apocalypsis-Chapitre 16

Une bourrasque intense de vent souleva des feuilles qui s'envolèrent. Les gens se pressaient de rejoindre un abri, persuadés que l'orage allait éclater dans quelques minutes à peine. Le temps venait de brutalement changer. Les nuages se resserraient entre eux, devenant noirs et menaçants. Des coups de tonnerre violents résonnaient en écho durant de longues secondes et le vent semblait un hurlement strident. La tempête allait éclater d'ici peu.
Dans toute cette agitation, personne ne fit attention ou même ne distingua entre les végétaux le cadavre de Kurtis Trent, trempant dans une marre de sang, immobile, les yeux grands ouverts vers le ciel, n'exposant plus que la stupeur et la mort.
Un nouveau coup de tonnerre retentit et alors une pluie diluvienne s'abattit sur Londres. L'eau se mêla au sang, le faisant pénétrer dans la terre et s'écouler entre les feuilles. Le cadavre fut vite trempé, commençant à s'enfoncer dans la boue.
Alors soudainement, les doigts du jeune homme émirent un geste furtif, presque invisible à l'½il nu. Puis violemment il serra son poing. Kurtis cligna des yeux alors que l'eau s'écoulait sur son visage, la pluie le piquant et l'empêchant de voir correctement. Tout en restant allongé il leva une main et la passa sur son visage. Il sentit alors l'odeur immonde du sang dont sa main était trempée. Kurtis se redressa et observa sa main d'un air déconcerté et surpris. Puis les traits de son visage se crispèrent, s'étirèrent et le jeune homme commença à rire, un rire sarcastique plein d'ironie.
- Et bien voilà ça me fait une mort en plus, ironisa-t-il en se redressant.
Le jeune homme s'agenouilla avant de se mettre totalement debout. Doucement, il s'étira et observa les alentours. Lara avait disparut bien sûr.
- Croft est donc bien passée de l'autre côté, dit-il en essuyant sa main ensanglantée sur son t-shirt, tout se passe comme prévu.
Il fourra les mains dans ses poches et commença à marcher paisiblement entre les buissons alors que l'orage redoublait de fureur.
- Bien, allons nous occuper de ce « Kurtis Trent » maintenant. Si cette fausse Croft revoit le vrai Trent en vie, l'histoire risque de tourner au désastre. Cet auteur est vraiment tordu, même moi je commence à m'embrouiller avec tous ces clones.
L'inconnu se mit alors à rire de plus bel et disparut entre les arbres.

* * *

L'air se faisait plus frais, le ciel prenait des teintes rougissantes, embrasant la plaine d'un magnifique couché de Soleil : c'était l'arrivée du crépuscule. Cloud avait roulé toute l'après-midi, mais le trio n'avait toujours pas quitté les immenses plaines de Midgard semblant interminables.
Fatiguée par son combat contre Ifrit, Lara s'était assoupie sur le dos de Tifa. Elle se réveilla lorsque Cloud stoppa la moto et coupa le moteur.
Le trio mit pied à terre et Lara s'étira, engourdie à cause de ce long trajet.
- Nous allons faire une halte pour cette nuit, dit Cloud, nous sommes tous les trois fatigués et il serait plus prudent d'être en forme pour traverser la forêt.
Les deux jeunes femmes approuvèrent.
Lara observa les alentours. Ils s'étaient arrêtés devant ce qui semblait être une ferme. La jeune femme remarqua la présence d'un grand silo, de paddocks, d'une maison d'habitation et de ce qui semblait être une écurie.
- Vous pensez qu'ils accepteront de nous loger ? demanda Lara intriguée.
- Oui certainement. Nous nous sommes déjà reposés ici autrefois, répondit Tifa.
« Autrefois », est-ce qu'elle évoquait leur aventure contre Sephiroth dont lui avait vaguement parlé Smith ? Le fait de se retrouver au calme tout les trois permettrait peut être à Lara de poser quelques questions à ses compagnons.

Calmement Cloud et Tifa se dirigèrent vers l'écurie. Lara les suivit en restant en arrière, préférant les laisser faire comme ils disaient connaître les lieux. L'aventurière pénétra dans le bâtiment, le regard curieux et intéressé. Elle se demandait à quoi pouvait bien ressembler les chevaux de ce monde. Lara les imagina très grands et puissants, avec pourquoi pas une corne et des ailes, comme les chimères qu'on surnommait « licorne » et « pégase » dans son monde. La jeune femme fut presque excitée et pressa le pas pour se rapprocher d'un des box. Elle sentait la bonne odeur de la paille et du cuir dans l'écurie, cet endroit était rassurant et la jeune femme se sentait très bien, sereine et en sécurité. Cela la réconforta après toutes les émotions qu'elle avait vécues ces derniers jours.
L'aventurière observa la porte du box : elle était couverte de plaques colorées, prix offerts généralement lors des concours d'équitation. Encore plus excitée de rencontrer un « crack », Lara s'avança et jeta un coup d'½il dans le box : ses yeux s'exorbitèrent soudainement. Il y avait bien un animal dans le box, mais ça n'avait rien d'un cheval ou même d'un quelconque équidé. C'était un oiseau. L'animal était aussi grand qu'une autruche, mais possédait un plumage jaune flamboyant et des grands yeux doux et expressifs. Il observa Lara en hochant la tête tout en poussant un petit piaillement aigu, amical et curieux. L'aventurière resta statique face à l'oiseau, le regard totalement ahuri. Doucement elle se retourna et interpella Cloud et Tifa.
- Excusez-moi si je pose encore une question idiote, mais...qu'est-ce que c'est que cette « chose » ? demanda Lara en désignant l'oiseau du doigt.
Le couple échangea un regard septique. Visiblement c'était encore une réponse évidente. Cloud répondit :
- C'est un « Chocobo ». Les Chocobos sont très dociles et idéales pour les déplacements. Ils sont courageux, extrêmement rapides et endurants, ils permettent ainsi d'éviter les monstres en cas d'attaque.
- Cette ferme est un élevage de Chocobos, reprit Tifa, on élève des Chocobos pour se déplacer, certes, mais aussi pour le loisir, comme les courses par exemple.
Lara tourna la tête vers l'animal. Celui-ci continuait de la regarder avec curiosité de ses grands yeux pétillants de malice. Cet animal respirait la gentillesse. Donc les « Chocobos » remplaçaient les traditionnels « chevaux » du monde de Lara. Chaque jour l'aventurière découvrait de nouvelles choses.
- Puis-je vous aider ? Interpella une voix masculine avec un fort accent rural.
Lara fit volte face et tomba nez à nez avec un homme plutôt âgé, habillé d'une cotte et d'un chapeau de paille.
- Certainement, répondit Tifa en se rapprochant, nous avons un long voyage à faire et pour cette nuit nous voudrions nous reposer dans votre logis.
Le vieil homme fronça les sourcils et observa Tifa et Cloud avec attention. Un grand sourire niait illumina son visage lorsque le couple lui revint en mémoire.
- Mais bien entendu, j'ai deux chambres de libres ! Vous pourriez y passer la nuit si vous le souhaitez. J'ai également de la soupe si vous voulez vous restaurer.
- Merci énormément, répondit Tifa avec un sourire bienveillant.
Lara fut apaisée devant tant d'entraide. Elle était heureuse de pouvoir prendre du repos dans un lieu si chaleureux. Ca serait certainement plus réparateur que de dormir dans les bois.

Le vieil homme les invita à pénétrer dans la maison d'habitation et leur désigna une table pour dîner. Quelques minutes plus tard le trio put savourer un repas simple mais fort appétissant. Lara profita du calme et de la plénitude qui leur permettait de se reposer. Le feu crépitait dans la cheminée, laissant une douce chaleur planer dans la pièce. A l'extérieur le Soleil se couchait, exposant un ciel sublime peint de couleurs flamboyantes. La plaine devenait rougissante et commençait à disparaître dans l'obscurité au fur et à mesure que la nuit s'avançait.
Lara réfléchissait énormément mais n'osait pas demander à Cloud et à Tifa de lui conter leur histoire. Ca la gênait. Pour se vider la tête elle observait l'intérieur de la demeure. La maison était simple, faite de pierres apparentes avec des meubles de bois. Une maison de campagne aussi banale que celle qu'on pouvait trouver dans son monde. Cela ne rassasia pas l'aventurière en matière de découverte. Soudainement elle prit son courage à deux mains et interpella Cloud et Tifa.
- Dites-moi...
Les deux amis, assis l'un à côté de l'autre, levèrent la tête en même temps vers l'aventurière. Celle-ci baissa les yeux, un peu honteuse.
- Je suis désolée et je comprendrais si vous ne voulez pas me répondre mais...Smith m'a vaguement parlé de votre histoire. Comme quoi vous auriez sauvé le monde de la haine d'un certain Sephiroth.
Lara releva les yeux. Les deux amis la regardaient, silencieux et désappointés. Tifa tourna la tête vers Cloud d'un air désolé. Le jeune homme baissa les yeux en serrant les poings. Lara se sentit alors vraiment bête, elle n'aurait jamais dû leur rappeler ce qui semblait être un si mauvais souvenir pour eux.
- Je suis désolée, s'excusa la jeune femme embarrassée.
- Ce n'est pas grave, répondit Cloud soudainement.
Le jeune homme releva la tête. Ses yeux exposaient une tristesse importante mais aussi du courage et de la détermination, comme s'il était prêt à enfin sauter d'un haut plongeoir, de se débarrasser d'un fardeau trop longtemps porté.
- Je vais tout te raconter, reprit-il, mais ça va être long.
Lara sourit en approuvant d'un hochement de tête. Cloud débuta alors son récit. Cela durant plus d'une heure et durant ce laps de temps, Lara ne dit pas un mot. Elle ne posa aucune question, ne fit aucune remarque. La jeune femme fut comme aspirée par l'histoire que lui contait le jeune homme, une histoire bouleversante, tragique. Cloud n'omit aucun détail, de l'histoire dramatique de Zack à l'assassinat d'Aeris par Sephiroth. Il lui expliqua la chute de JENOVA sur terre et comment ses cellules avaient été utilisées dans des expériences sur les membres du Soldats, dont Sephiroth. Il lui décrit les horreurs commises par la Shinra et les expériences de Hojo. Toute leur quête contre Sephiroth et son désir de vengeance furent racontés avec une telle sincérité, que Lara en fut bouleversée jusqu'au plus profond de son âme, au point d'en avoir les larmes aux yeux. Lorsque enfin ce récit prit fin, Lara sentait son c½ur exploser dans sa poitrine comme si elle venait de subir un effort physique intense.
Il se passa de longues secondes dans le silence le plus total. Personne ne savait quoi dire ou n'osait faire une remarque. Lara restait statique, les yeux tristes et compatissants. Tifa observait Cloud avec douceur, comme pour l'encourager. Le jeune homme restait les yeux baissés, les poings serrés tremblant sur la table. Pour lui, raconter cette histoire était comme agiter un couteau dans son âme, une blessure profonde et sanglante qui n'arrivait pas à guérir. Cloud se sentait responsable de la mort de Zack et d'Aeris et ce poids lui pesait de plus en plus.
- Tu sais, je pense qu'ils ne t'en veulent pas...déclara soudainement Lara.
Cloud releva la tête vers l'aventurière, ses beaux yeux bleus n'exposant que la tristesse et le remord.
- Zack et Aeris sont morts pour ce en quoi ils croyaient et ça c'est la plus belle mort qu'un être humain puisse s'offrir. Tu te dois d'être heureux d'avoir survécu et tu dois continuer de vivre et de garder le sourire, pour ceux qui sont à tes côtés.
Doucement, Cloud tourna la tête vers Tifa. La jeune fille avait les larmes aux yeux mais malgré sa douleur, elle souriait. Un sourire doux, paisible et réconfortant. Le sourire qu'elle se forçait à garder, même dans les moments les plus durs. Alors Cloud baissa les yeux en fermant les yeux, silencieux. Puis après quelques secondes, il sourit lui aussi, comme si son âme venait de subitement s'apaiser. Il releva la tête vers Lara et tout en continuant de sourire dit :
- Merci.
Lara lui rendit son sourire et l'atmosphère s'apaisa, devenant moins lourde, plus réconfortante. Lara fut heureuse d'en savoir autant. Elle avait l'impression de mieux comprendre ses deux amis et enfin elle avait pu leur rendre service après ce qu'ils avaient fait pour elle.
- Et toi comment est ton monde Lara ? demanda Tifa d'une voix enjouée.
L'aventurière fut surprise d'entendre cette question. Généralement c'était toujours l'inverse, Lara questionnait les gens sur ce qui l'entourait mais jamais on ne lui avait posé des questions sur son monde à elle.
- En y réfléchissant, ce qui sépare nos deux mondes ça serait la magie. La magie est inexistante dans mon monde. Mais on y trouve aussi des continents, des océans, des villes, des campagnes. Mais pas de monstre et autres chimères.
- Pas de monstres ? La vie doit être bien paisible.
- Non détrompez-vous. Les êtres humains se suffisent à eux même pour semer le désordre dans la société. Les gens peuvent rire, pleurer, ou bien se faire la guerre, comme ici.
- La guerre est donc commune aux deux mondes, c'est une bien triste situation, répondit Cloud.
- Oui...
- Heureusement qu'il y a des gens comme toi dans ton monde, dit Tifa en souriant à la jeune femme.
- Et heureusement qu'il y a des gens comme vous, dans votre monde.
Les trois amis se sourirent et finirent de dîner. Lara se sentait bien mieux. La situation venait de changer et l'atmosphère était maintenant sereine et détendue. L'aventurière se sentait plus proche de Cloud et Tifa et avait aussi l'impression de s'être rapprochée un peu plus des mystères qui enveloppaient ce monde.
- Bien il se fait tard, fit remarquer Cloud en se levant. Allons prendre du repos, les jours qui s'annoncent ne vont pas être des plus paisibles.
Les deux femmes se levèrent également et les trois amis quittèrent le salon. Tifa et Lara dormirent ensemble tandis que Cloud se reposa dans une chambre à part. Tous les trois purent sombrer dans un sommeil réparateur et paisible.

* * *

Lorsque le jeune homme arriva enfin à Bevelle un soupçon de stress l'envahit subitement et il s'arrêta. La ville s'imposa devant lui avec une aura peu rassurante : l'aura de la Mort. Pourtant Bevelle était une ville magnifique, nacrée dans des teintes rouges et elle restait encore aujourd'hui l'une des villes les plus importantes du monde. Son influence religieuse était immense et il était facile aujourd'hui, avec tout ce qu'il s'était passé, d'influencer les habitants par des propos divins et occultes : d'où la puissance de Bevelle. Représentés par Yevon, grand prêtre mondiale adulé, les principes religieux de Bevelle refoulaient la technologie et accordaient encore énormément d'importance à la magie et autres forces occultes : parfois trop d'importance.
Dans la tête d'Altaïr tout était parfaitement clair, mais en arrivant face à la gigantesque passerelle qui menait aux portes de la ville, il prit quelques secondes pour se remémorer les ordres d'Inline. Il devait s'infiltrer au siège de Yevon, trouver le prêtre et l'assassiner, discrètement ou pas. « Yevon manipule la population en lui transmettant des valeurs archaïques, c'est suicidaire pour l'avenir » les propos d'Inline semblaient justes. « En mourant Yevon libéra la population qui pourra avancer vers l'avenir et la religion n'entraînera plus de guerres abjectes. », mais quelque chose clochait. Altaïr se sentait mal, il avait une totale confiance en son maître, mais au fond de lui une petite voix lui murmurait de s'en méfier.
Mais le jeune homme décida de chasser toutes mauvaises pensées qui pourraient le déconcentrer et le faire douter. Il commença à avancer à grands pas vers l'entrée de Sainte Bevelle. Pénétrer dans la citée ne serait pas chose facile. Elle était en effet soigneusement surveillée par des gardes armés. Le jeune homme réfléchissait. Attirer l'attention dès le départ sur sa personne engendrait des difficultés pour la suite de sa mission. Altaïr devait trouver un moyen pour contourner les gardes. En continuant de traverser la passerelle qui le menait à la porte principale, le jeune homme remarqua un groupe d'érudits en train de prier. Il y avait beaucoup d'érudits à Bevelle, mais on pouvait aussi en croiser dans le reste du monde, en particulier près des temples des priants. Entièrement vêtus d'une tunique blanche, les érudits se déplaçaient lentement en priant et pouvaient facilement pénétrer dans les villes comme ils n'inspiraient aucun risque particulier. Il ne fallut pas longtemps à Altaïr pour réagir. Sa tenue étant presque identique à celle des érudits, il se mêla au groupe et s'y dissimula dans une attitude de prière. Ainsi il avança vers les deux gigantesques portes de la ville, lentement mais sûrement. Plus il se rapprochait, plus son c½ur semblait prêt à exploser dans sa poitrine. Il sentait les yeux des gardes posés sur lui comme ceux de rapaces à l'affût. L'atmosphère était particulièrement tendue.
Mais le jeune homme se décontracta immédiatement lorsqu'il entendit les deux portes s'ouvrir. Bevelle lui ouvrait les bras et il sentit une vague de quiétude l'envahir. Il passa à côté des gardes comme si de rien n'était, alors qu'il était un assassin, qui allait tuer l'une des personnes les plus importantes du monde. Ca semblait finalement facile.

Une fois qu'Altaïr fut assez éloigné de l'entrée de la ville, il se redressa et quitta le groupe d'érudits. La foule abondante dans les rues lui permit de passer inaperçu. Aux yeux des gardes c'était maintenant un individu comme les autres. Mais cela n'allait sûrement pas durer. En effet on ne pouvait pas pénétrer au siège de Yevon facilement et encore moins rencontrer le prêtre comme n'importe qui. Plus le jeune homme réfléchissait et plus ses possibilités se réduisaient à une chose : passer par les toits. Il n'y avait que cette alternative. En hauteur il pourrait atteindre le siège plus facilement et plus rapidement. De plus il serait à l'abri des regards, excepté quelques gardes postés sur les toits.
Le jeune homme s'enfonça dans les entrailles de Bevelle. Il devait trouver une bâtisse disposée à l'escalade, lui offrant des prises nécessaires pour atteindre les toits et surtout dans un endroit où aucun garde ne le verrait grimper. Au bout de quelques minutes il finit par trouver l'endroit adéquat. Apercevant quelques gardes en patrouille, Altaïr s'assit sur un banc et décida de patienter jusqu'à ce que les alentours soient dégagés.
- C'est vrai, je suis sûr de ce que j'ai entendu, il ne s'agit pas que de rumeurs ! Déclara une voix masculine.
- C'est de la folie, qui a tenu de tels propos ?
- Yevon lui-même !
Altaïr releva la tête en percevant la conversation. Il aperçu non loin vers la gauche deux hommes en train de discuter nerveusement. Espionner les conversations faisait partie des compétences que l'assassin devait maîtriser pour mener à bien ses missions. Même si les deux hommes se trouvaient à plusieurs mètres de lui et que leurs paroles se noyaient dans le brouhaha de la ville, Altaïr n'avait aucun mal à « trier » les sons pour entendre parfaitement leurs paroles. Il tendit une oreille attentive et écouta avec attention.
- Yevon est un vieux fou sénile !
- Ne parle donc pas si fort, on pourrait t'entendre !
- Je n'en crois rien. Une personne d'un autre monde, c'est grotesque.
- Et JENOVA qu'est-ce que tu en fais ?
- C'est totalement différent. JENOVA ne venait pas d'un autre monde, c'était une entité extraterrestre. Elle n'a pas franchi de portail divin ou je ne sais qu'elle autre invocation mystique.
- Mais j'ai ouïe dire que cette personne avait été aperçue à Midgard, en compagnie justement de Cloud Strife et Tifa Lockhart ! Ca confirme les prédictions de Yevon.
- Je perds mon temps à discuter avec toi ! Je ne veux plus entendre tes histoires à dormir debout !
Alors l'un des hommes tourna les talons en haussant les épaules et quitta son camarade pour s'éloigner dans la foule. Le second homme resta seul, perplexe, exposant une forte nervosité. Altaïr continua de l'observer tout en réfléchissant. L'homme avait parlé de Yevon et cela intriguait l'assassin. Si cet inconnu savait quelque chose sur sa cible il fallait que le jeune homme en sache plus, il pourrait peut être obtenir des informations sur le siège de Yevon qu'il ne connaissait pas et ainsi mieux l'infiltrer.
L'assassin se leva et calmement commença à suivre l'inconnu. Celui-ci n'était pas très grand et devait avoir plus de soixante-dix ans : une cible facile. Altaïr patienta jusqu'à ce que le vieil homme débouche dans une ruelle déserte. Alors subitement il fonça sur lui. Il le frappa au visage et l'inconnu tomba à terre en gémissant.
- Non pitié ne me faites pas de mal ! Pleurnicha-t-il en protégeant son visage.
- Parle ! Ordonna Altaïr d'une voix ferme. Je veux en savoir plus sur l'histoire à propos des prédictions de Yevon.
- Ye...Yevon a eu une vision récemment. Il a prédit qu'une personne d'un autre monde serait arrivée sur nos terres et que l'univers serait grandement menacé...
- Un autre monde ? Vieil homme aurais-tu perdu l'esprit ?!
- Non je ne mens pas, ce sont les dires de Yevon lui-même. Selon lui il n'existerait pas un seul monde mais deux et une personne de l'autre monde aurait été envoyée ici avec la clé. C'est un signe comme quoi l'équilibre des mondes est rompu et qu'il va se passer quelque chose de grave.
- La clé ? De quelle clé s'agit-il ?
- Je l'ignore mais cette clé permettrait d'ouvrir les portes d'une citée gigantesque au pouvoir démentiel. Un pouvoir capable de remettre les mondes à nue. Cette personne qui a la clé veut tout détruire, elle veut nous anéantir, TOUS !
- Quand Yevon a-t-il eu ses visions ?
- Il y a quelques jours. Il se rend au temple pour prier tous les jours à seize heures et il communique ensuite ses visions aux érudits pour qu'ils prient dans le monde entier et demande la félicité aux dieux.
- Tu es un érudit toi aussi, c'est comme ça que tu as été mis au courant ?
- Oui, je vous en supplie laissez-moi partir, je dois avertir la population qu'un danger immense nous menace.
- Je suis désolé, mais je ne peux pas te laisser vivre.
Soudainement, Altaïr saisit le vieil homme et lui offrit un terrible coup de poing dans le ventre. L'érudit se figea en gémissant alors que sa tunique blanche fut vite tachée de sang. Le mécanisme de la lame secrète s'enclencha alors à nouveau et l'arme se dissimula dans la manche de l'assassin qui se pressa de quitter les lieux. Le jeune homme perçut en effet des pas dans la rue. Rapidement il pivota à quatre-vingt-dix degrés et se dissimula derrière un mur de pierres.
- Qui a fait ça ? Hurla une voix masculine mécontente.
- Il y a un assassin parmi nous ! répondit un autre homme.
Les gardes avaient envahit la zone du crime. Altaïr n'attendit pas plus longtemps et se pressa pour quitter les lieux. Son interrogatoire lui avait apporté l'information qu'il désirait. Yevon allait prier au temple de Bevelle à seize heures, c'est à ce moment là que l'assassin devrait agir. Mais les propos du vieil homme l'interpellaient, « un autre monde », ça semblait absurde et l'idée que le monde puisse replonger à nouveau dans le chaos fit frissonner le jeune homme. S'il avait l'occasion il faudrait qu'il interroge Yevon.

Altaïr sortit des ruelles sombres et se mêla à nouveau à la foule. Il devait se dépêcher, la grande horloge de Bevelle affichait quinze heures quarante cinq, il fallait que le jeune homme se presse s'il ne voulait pas rater sa cible. L'assassin vérifia qu'aucun garde ne l'observait et sans hésiter il bondit sur un mur pour l'escalader. Les passants s'éloignèrent et poussèrent des cris de stupeur, surpris par une telle attitude.
- Ces enfantillages ce n'est plus de son âge, dit un vieil homme en observant l'assassin escalader la paroi.
- Il va finir par se blesser, et qu'il ne compte pas sur moi pour l'aider !
- Vous êtes cruel ! Il faut l'arrêter il va finir par se faire mal !
Mais Altaïr ne prit nulle attention aux remarques des habitants. En quelques secondes il déboucha sur le toit et eut alors une vue panoramique splendide de la ville. De là où il était il pouvait voir le temple de Bevelle, une bâtisse superbe illuminant la ville de sa lumière. L'assassin se mit alors à courir, sautant de toits en toits afin de progresser rapidement. Son agilité lui permettait de se déplacer sans faux mouvements et cela en un temps record. Il lui fallut moins d'une minute pour arriver au-dessus du temple et apercevoir Yevon se rapprocher. Le prêtre était entouré d'une troupe de gardes sauvagement armés. Les provoquer serait trop dangereux et inutile. Altaïr devait pénétrer dans la salle du Priant. Ca serait le seul instant où Yevon serait seul et donc entièrement exposé.
L'assassin fit volte face et commença à escalader le toit du temple. Il devait trouver la fenêtre de la salle du Priant pour s'y faufiler. Il y avait toujours une fenêtre dans ce type de salle car elle permettait de faire pénétrer la lumière Divine. Altaïr déboucha sur un nouveau toit, juste en dessous de lui se trouvait la salle du Priant. Yevon devait déjà être à l'intérieur.
- Hé qu'est-ce que tu fais là ?! Hurla une voix dans son dos.
Altaïr se figea subitement, il venait de se faire grossièrement surprendre. Calmement l'assassin se retourna, il tomba alors nez à nez avec un garde le menaçant d'une flèche pointée droit entre ses deux yeux.
- Vas-t-en paysan ou j'te botte le train ! Ordonna le garde sévèrement.
Le jeune homme leva les bras en signe d'apaisement en approuvant d'un hochement de tête. Il fit signe de disparaître et contourna le cloché du temple pour s'y dissimuler. Collé contre le mur, l'assassin jeta un coup d'½il vers le garde pour vérifier sa position. Celui-ci lui tournait le dos, une erreur fatale qui allait lui coûter cher. Altaïr activa le mécanisme de sa lame secrète et à pas de loup se rapprocha de son ennemi. Lorsqu'il fut suffisamment proche, il le saisit violemment. Alors qu'une main plaquée sur la bouche du garde l'empêcha de hurler, la lame secrète pénétra sa gorge dans une giclé de sang. Le garde tomba à terre dans un bruit sourd, neutralisé. L'assassin put alors aller là où il souhaitait. Silencieusement il se rapprocha de la fenêtre et jeta un coup d'½il dans la salle du Priant. Yevon était bien à l'intérieur, seul, accroupi dans une position de prière face à la gigantesque statue du Priant. La statue représentait une créature immense et ténébreuse, presque glauque, Altaïr en eut des frissons en voyant ce monstre qui était censé représenter « Dieu ». Mais l'assassin ne fléchit pas. L'heure était venue. Il bondit alors de la fenêtre et atterrit à quelques mètres de Yevon. Le vieil homme avait bien sûr entendu l'assassin arriver mais il ne bougea pas, restant accroupi, les yeux fermés. Le vieil homme commença alors à chanter, sa voix était fatiguée, tremblante et triste, mais il chanta, avec sincérité et dévotion.
- Ieyui...Nobomeno...Renmiri...Yojuyogo...Hasatekanae...Kutamae...
Altaïr ne bougea pas, respectant la prière du vieil homme qui laissa les larmes dégouliner de son visage. Cette chanson, l'assassin ne la chantait que très rarement, la chanson des Priants. Une chanson qui pouvait se traduire par :

« Prie, Yevon-ju,
Rêve, enfant de prieur,
Pour encore et toujours,
Donne-nous la gloire. »

- Ieyui...Nobomeno...Renmiri...Yojuyogo...Hasatekanae...Kutamae...chanta encore Yevon alors que les larmes continuaient de s'écouler de son visage.
Calmement, le vieil homme releva la tête, les mains encore jointes il observa la statue.
- Fithos Lusec Wecos Vinosec. Sortez de votre sommeil, mes enfants, les années de l'innocence sont révolues. Sortez de votre sommeil, enfants marqués par le destin. Le repos n'est plus. Avancez et n'ayez crainte. Vivez vos rêves et devenez l'héritage vivant de vos aïeux. Car il n'y a pas de plus grande gloire, que de mourir au nom de Dieu...
Alors doucement Yevon tourna la tête vers Altaïr.
- et de lutter pour ses convictions.
Altaïr serra les poings et resta statique, silencieux, durant de longues secondes. Mais quand Yevon lui sourit avec douceur et maternité, le doute de l'assassin s'évapora et il bondit sur le prêtre. La gorge du vieil homme émit un jet de sang lorsque la lame secrète trancha sa chaire. L'assassin s'agenouilla et porta Yevon pour éviter que le prêtre ne tombe douloureusement à terre.
- Mon fils ne craint rien, gémit Yevon, Dieu ne renie pas la Mort dans son sanctuaire.
- Pardonnez-moi Yevon, mais vos propos démentiels ne pouvaient continuer d'effrayer la population.
- Que crois-tu savoir ? Penses-tu connaître la vérité ? Moi je la connais et elle n'a rien de « démentielle »...
- Quelle vérité ?
- Celle que la guerre est proche. L'ultime bataille qui plongera les mondes dans un bain de sang. Le sang qui a déjà commencé à couler le long de tes doigts.
- Cette hypothèse qu'il existe deux mondes est absurde !
- Non pas absurde, improbable, mais possible. L'équilibre des mondes est menacé et Arvamlable est à découvert. Son pouvoir est recherché, le pouvoir ultime : Bristilla.
- Arvamlable ? Bristilla ?
- La chimère ultime, la puissance paroxystique de Lux Veritatis et de Lux Apocalypsis réunies. Une seule matéria, capable de tout anéantir et de redonner aux mondes leur virginité ! La création et la destruction ensemble en un pouvoir unique. Le Britilla anéantira les mondes, les êtres humains et toute forme de vie, ne laissant derrière le chaos que des élus pour refaire le monde et repartir sur des bases nouvelles. C'est l'ultime pouvoir des Dieux d'Arvamlable, pour repartir de zéro si les choses dégénéraient.
- Je ne comprends pas, Lux Veritatis ? Lux Apocalypsis ? Qu'est-ce ?
- La Lumière...mon fils...la vie...et...la Mort...répondit Yevon d'une voix tremblante et faible. Deux Lumières Divines pour deux pouvoirs Divins. Mais aujourd'hui c'est plus que ça, ils existent des ordres pour ces deux Lumières, qui recherchent tout deux la vérité et...la source de...déséquilibre...
La peau du vieux prêtre virait en une blancheur spectrale effrayante. Il était glacé et tremblait alors que ses yeux devenant livides peinaient à rester ouverts. Altaïr le soutenait comme il le pouvait, comme pour l'empêcher de partir, assoiffé de savoir et de vérité alors que son esprit semblait se perdre dans un épais brouillard de confusion et de doute. Yevon leva une main tremblante vers le visage de l'assassin et doucement posa une main sur sa joue.
- Ne lui donne pas, Nosferatu, ne le laisse pas le prendre !
Altaïr tourna la tête vers la statue de la chimère avant de les rebaisser vers ceux de Yevon qui dégoulinaient de larmes.
- Pourquoi ? Et de qui parlez-vous ?
- Les chimères, elles sont nécessaires à l'invocation du Bristilla, il faut sacrifier les chimères et le sang des gardiens. Ne laisse pas Inline sacrifier les Dieux.
Les yeux d'Altaïr s'exorbitèrent sous la surprise. Le corps de Yevon se mit à trembler sauvagement sous les convulsions : il allait mourir. Alors le vieil homme se mit à sourire, un sourire apaisé et confiant.
- Elle est notre seule chance...
- Qui cela ?
- Lara...Croft...la source de...déséquilibre, l'anomalie...
- Lara...Croft ?!
- Prie, Yevon-ju, rêve, enfant de prieur, pour encore et toujours, donne-nous la gloire...
Yevon continua de pleurer et sans pour autant cesser de sourire, il chanta, d'une voix douce et paisible, triste et mélancolique. Alors Altaïr chanta avec lui, leurs deux voix s'élevant jusqu'au ciel dans un chant poétique.
- Ieyui...Nobomeno...Renmiri...Yojuyogo...Hasatekanae...Kutamae...
A la fin de ces paroles, le corps du vieil homme s'aplatit alors qu'il cessa de respirer et il ne dit plus un mot.
Altaïr resta silencieux. Doucement, il déposa le corps du prêtre à terre et d'un mouvement de bras lent et respectueux il lui ferma les yeux. Il observa le corps de Yevon d'un regard neutre mais dans son esprit de multiples questions venaient de naître ainsi qu'un doute draconien. L'assassin enfouit une main sous sa tunique et en sortit une plume blanche dont la pureté s'illumina sous la lumière du Soleil. Il caressa la gorge ensanglantée du vieil homme à l'aide la plume qui se tacha aussitôt de sang. L'assassin se releva alors et observa la statue. « Lux Veritatis, Arvamlable, Bristilla, Lux Apocalypsis, création, destruction...vie et mort » tous ses mots résonnaient en écho dans la tête de l'assassin qui semblait être au bord d'un gigantesque gouffre. Il ouvrit la paume de sa main et contempla la plume ensanglantée. « Ne laisse pas Inline sacrifier les Dieux. » « Elle est notre seule chance. » « Lara...Croft...la source de...déséquilibre. ».
Alors soudainement, d'un mouvement de bras rageur, Altaïr serra le poing et broya la plume. Il la jeta à terre et courut vers la fenêtre qu'il escalada afin de sortir du temple en trompe. Il lui avait menti, il s'était servi de lui et...il allait le payer !

* * *

Le jeune homme aperçut l'assassin sortir du temple en toute hâte. Il l'observa quelques secondes avant qu'Altaïr ne disparaisse de son champ de vision pour s'enfoncer dans Bevelle. Le jeune homme attendit encore quelques minutes, les bras croisés, observant l'entrée du temple avec une certaine impatiente. Cela faisait plusieurs heures qu'il attendait sur ce toit, au Soleil, alors qu'il se sentait fondre sous ses vêtements en cuir et en plus en s'ennuyant profondément. Lorsqu'une certaine agitation commença à apparaître au niveau du temple, le jeune homme sentit qu'il n'en avait plus pour très longtemps à attendre.
- Yevon est mort !!!! Le prêtre a été assassiné !!!! Hurla un garde en bondissant du temple.
Un brouhaha immense s'éleva du sol alors que l'agitation redoublait de seconde en seconde. Le jeune homme ne réagit pas plus que ça à cette nouvelle, de toute manière il le savait déjà. Calmement il se leva, chassa les mèches de ses cheveux gris qui tombaient devant ses yeux et saisit son téléphone portable. Il composa un numéro et attendit quelques sonneries avant qu'on ne décroche.
- Dante ? C'est Nero, l'assassin est sortit du temple et Yevon est mort.
- Très bien.
- Que dois-je faire ?
- Rattrape l'assassin bien sûr ! Ne me dis pas que tu l'as perdu de vue !
- Hé qui est en train de cuir à Bevelle pendant que « papy » se tourne les pouces ?
- « Papy » s'occupe de Croft.
- Toujours en train de courir après les jolies filles hein ?!
- Ouais je suis impatient de la « tester ».
- J'espère qu'elle te fera ravaler ton orgueil.
- Pendant que tu me parles l'assassin s'éloigne je crois ?!
- Oui j'ai compris, j'y vais !
Brutalement Nero raccrocha, enfouit son téléphone dans sa poche et bondit du toit. Il fallait qu'il rattrape l'assassin rapidement, mais ça ne devrait pas trop poser de problème, après tout comparé à lui il n'était...qu'un simple humain.

# Posté le lundi 25 août 2008 13:55

Lux Apocalypsis-Chapitre 15

Chapitre 15

Chocho serrait fermement le morceau de papier dans sa main. Il avait peur de le perdre à cause de sa maladresse légendaire. Soucieux et surtout très stressé, il regardait partout autour de lui comme s'il s'attendait à ce que le Diable en personne lui saute dessus à tout instant. Pour ne pas s'isoler, le jeune homme se mêlait à la foule, abondante dans les rues de Londres à cause de la journée splendide. Mais même le Soleil réconfortant n'arrivait pas à rassurer Chocho, qui avait maintenant prit réellement conscience du danger qui le menaçait. Il était plongé dans une paranoïa mécanique et se méfiait de toute personne qui l'approchait à moins de trois mètres.
A pas pressés le jeune homme tentait de trouver l'appartement qu'indiquait le morceau de papier, le trousseau de clés dissimulé dans sa poche. Regardant sans cesse autour de lui pour vérifier qu'il n'était pas suivi, le jeune homme marchait de manière saccadée en percutant même des passants par son manque d'attention.
Il finit par devoir quitter la foule abondante pour s'engouffrer dans une ruelle sombre. Les immeubles immenses délimitaient la ruelle par des murs titanesques grisâtres tagués d'obscénités et autres décorations très « artistiques », tandis qu'une odeur infecte de déchets et d'ordures s'élevait dans l'importante humidité de l'environnement. Chocho déglutit avec difficulté, ne se sentant pas du tout à l'aise dans cet endroit peu réconfortant.
Jetant à nouveau un coup d'½il au morceau de papier, il fut néanmoins heureux de constater qu'il se trouvait bel et bien au bon endroit. Chocho déboucha face à un escalier qu'il s'empressa de descendre pour s'enfoncer dans un couloir sombre. Après ce couloir, une porte de bois à la peinture complètement écaillée se présenta face à Chocho. Le jeune homme sortit alors le trousseau de clés de sa poche, saisit la clé la plus importante et l'enfonça dans la serrure. Il put la tourner et un léger clic retentit : la porte était déverrouillée. Chocho bondit de l'autre côté et claqua la porte derrière lui, se plaquant contre le mur dans une attitude de stress exagérée. Il resta ainsi collé à la porte quelques secondes avant de la verrouiller à nouveau. Face à un nouvel escalier le jeune homme monta les marches et arriva encore face à une porte close. Une autre clé permit de la déverrouiller et cette fois-ci Chocho put réellement pénétrer dans l'appartement.

Curieusement le jeune homme se sentit tout de suite bien dans ce petit studio. Il n'y avait pas de fenêtre, donc aucun risque que des personnes à l'extérieur ne l'épient. L'appartement comportait trois pièces : une salle de bain avec des toilettes, une douche et un lavabo, une grande pièce aménagée comme une chambre, avec plusieurs épais matelas étalés par terre et enfin une salle principale avec une grande table et une cuisine aménagée.
Le salon comportait une télévision équipée d'une console de jeux, ainsi qu'un lecteur DVD, tout ça avec de nombreux films et jeux à disposition. Chocho sourit, amusé de cette découverte, avant de se diriger vers la petite partie cuisine. Le frigo ( terme familier) était rempli de produits frais, les placards de conserves et de bouteilles. Le jeune homme découvrit aussi des médicaments de toute sorte : il y avait des vivres pour des mois.
Chocho pivota sur lui-même pour faire face à l'appartement, il posa les mains sur ses hanches et dit à voix haute :
- Je vais devoir rester ici, sans pouvoir sortir, à jouer à la console toute la journée...
Il haussa alors les épaules et se dirigea vers le matelas posé devant la télévision.
- Ca me va...

* * *

Kurtis Trent marqua un temps d'arrêt, attentif au moindre bruit dans le manoir. Visiblement la sonnerie et l'ouverture de la porte ne semblaient pas avoir averti Lara. Ca l'étonna quelque peu. Doucement, il emboîta le pas et décida de directement monter à l'étage supérieur, arme au point, prêt à tirer sur le moindre mouvement suspect. Le son de ses pas étouffé par les épais tapis, Kurtis monta les escaliers dans la discrétion la plus totale. Arrivé face à la porte de chambre de la jeune femme, il tendit doucement une main, saisit la poignée et ouvrit la porte discrètement. Jetant un coup d'½il à l'intérieur, il ne vit personne et pénétra dans la chambre. Il perçut de suite un son familier facilement reconnaissable : de l'eau en train de s'écouler et il se dirigea vers la salle de bain. Son pistolet pointé en avant, le jeune homme marcha doucement vers le fond de la chambre. Il stoppa devant la porte fermée et hésita longuement. Déranger une Lady (surtout Lady Croft) dans son bain manquait de pudeur et la mettrait certainement très en colère. Mais en y réfléchissant bien, c'était une opportunité parfaite pour la surprendre et obtenir un avantage certain. Lara était prudente, mais pas au point de se doucher avec ses holsters et ses 9mm.
Kurtis ouvrit soudainement la porte et bondit dans la salle de bain. Il fut immédiatement plongé dans une vapeur chaude opaque et aveuglante. Avec une rapidité exemplaire il menaça la baignoire dont la douche activée laissait s'écouler l'eau, mais dans le vide le plus total : Lara n'était pas là.
Le jeune homme fronça les sourcils et baissa légèrement son arme avant de tourner la tête pour inspecter le reste de la pièce. L'immense fenêtre de la salle de bain donnait vue sur le parcours d'entraînement. Kurtis se rapprocha et jeta un coup d'½il à l'extérieur : il n'y avait personne.
Mais soudainement il se figea comme une statue de résine. Une paire de bras féminins entoura son corps avec délicatesse et sensualité.
- Tu as mis du temps à venir, déclara une voix féminine qu'il reconnut de suite.
Le jeune homme ne bougea pas, en colère contre lui-même de s'être fait prendre à son propre piège. Il sentit les mains humides de Lara caresser son torse, trempant son t-shirt. Une main de l'aventurière descendit ensuite lentement le long du bras droit du jeune homme, laissant une traînée humide d'eau sur sa peau. La jeune femme saisit le pistolet de Kurtis et le jeta au sol. Elle laissa ensuite sa main descendre jusqu'à la ceinture du jeune homme et en retira les chargeurs. Intérieurement, Kurtis sourit à la technique sensuelle que Lara utilisait, identique à la sienne lors de leur première rencontre au Louvre. Il s'était fait avoir en beauté. Il se retrouva désarmé et dans l'incapacité totale de réagir.
- Entrer dans la salle de bain d'une femme... tu as des idées bien perverses Kurtis. Tu mérites une bonne correction.
- Je ne veux pas me battre Lara.
- Moi non plus. Pourquoi as-tu toujours des pensées aussi noires ?!
Kurtis se sentait particulièrement mal à l'aise. Lara le serrait dans ses bras avec tendresse, une attitude bien étrange vu leur dernière rencontre.
Doucement le jeune homme releva la tête et il ouvrit alors des yeux immenses en remarquant le reflet de la vitre face à lui. Lara était entièrement nue et l'enlaçait passionnément.
- Qu'est-ce qui te prend ? Bafouilla Kurtis très gêné.
- Qu'en penses-tu ? Tu te sens en forme ?! Répondit Lara sensuellement.
- Tu as bu ?!
- Non je me sens très bien.
- Je suis venu récupérer le livre, Lara. C'est tout ce que je veux !
Kurtis sentit alors la jeune femme s'éloigner mais il ne se retourna pas tout de suite. Il baissa également les yeux pour ne pas épier la jeune femme à l'aide de la vitre.
L'aventurière reprit :
- Tu parles de l'ouvrage que tu as tenté de me voler au Louvre ?! Demanda-t-elle en s'habillant.
- Oui, tu ignores le danger que contient ce livre.
- C'est bon tu peux te retourner.
Il s'exécuta. Lara était maintenant vêtue d'une robe de bain et appuyée contre le lavabo, menaçait le jeune homme d'un 9mm.
- Pourquoi veux-tu ce livre ?! Demanda-t-elle toujours en souriant.
- Je te l'ai dit, il contient des informations dangereuses.
- Mais encore ?
Kurtis ne répondit rien d'autre, se contentant de croiser les bras en dévisageant l'aventurière sans expression. La jeune femme sourit de plus bel, très satisfaite : en cachant la vérité cet idiot ne faisait que confirmer l'importance du livre.
Lara se décolla du meuble et avança à petits pas, son 9mm tendu vers le milieu du torse du jeune homme restant de glace.
- Pourquoi faudra-t-il toujours qu'on s'affronte toi et moi ?! Demanda-t-elle doucement.
- Ca serait plus simple si tu me donnais le livre noir, il est dangereux.
- Alors tu veux me le prendre pour me protéger, c'est très touchant.
Il baissa les yeux sans rien répondre. Alors Lara lâcha son 9mm qui tomba au sol, saisit le visage de Kurtis à deux mains et l'embrassa fougueusement. Le jeune homme plongé dans une stupeur sans borde resta figé alors que Lara continua de l'embrasser avec passion durant de longues secondes. Lorsque enfin leurs lèvres se séparèrent la jeune femme entoura ses bras autour du cou de Kurtis et lui sourit tendrement.
- Ne crains rien le livre est en sécurité. Et si on se prêtait main forte tous les deux comme au bon vieux temps ?! Qu'en penses-tu ? Ca serait certainement plus utile que de ce faire des cachotteries inutiles non ?!
Kurtis resta de marbre et transperça l'aventurière d'un regard froid. L'attitude de Lara était impensable, ce numéro de charme n'avait aucun effet sur lui. Mais le jeune homme rentra dans son jeu et approuva d'un hochement de tête. Toujours souriante Lara détacha ses bras et s'éloigna de quelques pas.
- Va m'attendre dans le salon ! Je m'habille et je te rejoins. A moins que cette tenue ne t'aide à réfléchir ?!
Le jeune homme tourna les talons et sortit de la salle de bain en fermant la porte derrière lui. Lara le regarda s'en aller, un sourire perfide aux lèvres.

* * *

Lorsque l'aventurière sortit de la caverne elle reçut un choc immense : le changement de luminosité l'aveugla et elle eut également froid. Ce bouleversement demanda à la jeune femme un léger temps d'adaptation. Elle profita de ce moment pour réfléchir et faire le point : elle devait se rendre à Port Royal au plus vite, trouver un navire et aller sur l'île pour récupérer l'artéfact. Ca semblait simple, mais l'aventurière savait qu'il n'en était rien.
Tifa et Cloud débouchèrent derrière la jeune femme. Lara se retourna alors que le couple stoppa à ses côtés. Lara repensa à l'histoire que lui avait contée John Smith, elle s'excusait d'un air gêné.
- Je suis désolée des problèmes que je vous ai causés, vous m'avez encore aidé et je vous suis infiniment reconnaissante.
- Ce n'est rien voyons, répondit Tifa en souriant.
- Tu dois te rendre à Port Royal c'est ça ? demanda Cloud en croisant les bras.
- Oui.
A petits pas Tifa et Cloud se dirigèrent vers la moto gigantesque du jeune homme. Ils enfourchèrent le véhicule, Cloud mit ses lunettes et fit un signe à l'aventurière.
- Monte ! Nous venons avec toi. Port Royal est loin, tu risques de peiner voir de mourir si tu y vas seule.
La jeune femme sourit chaleureusement devant autant de compassion et d'entraide. Elle courut vers la moto, monta derrière Tifa et Cloud démarra pour s'enfoncer à nouveau dans la campagne.

* * *

La jeune femme descendit les escaliers pour se diriger vers son petit salon de réception. Vêtue d'une tenue confortable : un jean et un débardeur, elle alla rejoindre Kurtis en souriant. Poussant la porte du petit salon, Lara découvrit alors Winston, un fusil à pompe dans les mains, menaçant la gorge du jeune homme assis paisiblement sur le canapé.
- Winston mais que faites-vous ?!!! Hurla-t-elle en se rapprochant.
- Lady !! cet individu mal famé est entré de force dans la maison !!! et il...IL A ENCORE DEFONCE LA PORTE !!!!! hurla le vieil homme presque fou.
- Ce n'est rien on s'est expliqué, répondit la jeune femme, vous devriez aller vous soigner Winston, vôtre front est tout bleu.
Le majordome baissa son fusil dans un grognement qui exposait sa colère. Kurtis tant qu'à lui restait neutre de toute émotion. Lara reprit et dit :
- Winston nous sortons prendre l'air dehors.
Les deux hommes furent tout aussi surpris par cette déclaration. Kurtis se leva alors et alla rejoindre la jeune femme.
- Très bien Lady, répondit Winston maintenant calmé, allez-vous rentrer pour dîner ?
- Je ne sais pas, mais ne nous attendez pas.
Puis le couple quitta la pièce, laissant le vieil homme seul. Celui-ci se laissa tomber sur le canapé en soupirant, plongeant la tête dans ses mains. Cette femme, ce n'était pas Lara, pas « sa » Lara, elle se comportait comme-t-elle et les gens qui la fréquentaient croyaient en elle sans savoir qui elle était. Le vieil homme ne savait pas quoi faire à son grand regret. « Faites comme s'il s'agissait de la vraie, Johan l'a échappé belle, mais son sort est réservé à tous ceux qui en savent trop. » les paroles de la demoiselle le rappelèrent à l'ordre, il ne devait rien tenter et laisser faire le destin. Ce jeune homme, allait-il le revoir un jour ?

Alors que la jeune femme ouvrit la porte d'entrée pour sortir du manoir, elle fut surprise de trouver face à elle un homme en costume particulièrement élégant. Celui-ci fut tout aussi surpris. On lui avait ouvert avant même qu'il ne sonne. Il sourit chaleureusement à la jeune femme et dit :
- Et bien Miss Croft vôtre vivacité légendaire ne vous fait pas défaut.
- M.Heaven, le salua-t-elle, je suis navrée mais je m'apprête à sortir, avez-vous quelque chose d'urgent à me dire ?
- Non, j'ai appris que vous étiez de retour et comme vous ne me donnez pas de nouvelle, je suis venu en prendre moi-même, sourit-il en posant ses yeux sur Kurtis, vous avez un invité ?!
- Pardonnez-moi je manque à tous mes devoirs, dit-elle en se tournant vers Kurtis. Je vous présente Kurtis Trent ancien mercenaire et ami, Kurtis voici Roy Heaven, brillant agent du FBI.
- « Brillant » ? vous me flattez Lady.
- Le FBI ? Questionna Kurtis surpris.
- Je t'expliquerai, répondit Lara.
- Bon et bien je me retire, déclara Heaven en saluant le couple, appelez-moi Lady.
- Je n'y manquerais pas.
L'agent tourna les talons en souriant et retourna à sa Mercedes tandis que Lara entraîna Kurtis dans le garage.
Elle s'installa au volant d'une Jaguar et démarra calmement. Kurtis était assis sur le siège passager et ne lui adressait pas un regard, se contentant de regarder droit devant lui.
- Tu es si froid, déclara la jeune femme pour attirer son attention.
- Je suis inquiet de la situation.
- Ne t'en fais pas, je t'ai dit que le livre était en sécurité.
- Tu n'as pas l'air de mesurer l'ampleur des dégâts Lara, ce n'est pas qu'une histoire de livre.

Ils roulèrent calmement jusqu'à la place centrale de Londres abondante de monde à cette heure de la journée. Les gens s'entassaient le long des trottoirs et des terrasses de café, tentant de trouver une place à l'ombre alors que la chaleur étouffante exposait un mois de mai semblable à un mois d'août.
La jeune femme gara la voiture sur un parking et stoppa le moteur avant de descendre. Elle guida Kurtis jusqu'à un café et le fit s'asseoir à la table la plus isolée de la terrasse.
- Puis-je prendre votre commande, demanda poliment le serveur.
- Un thé, répondit la jeune femme.
- Café, suivit Kurtis sèchement.
Le serveur les salua et disparut à l'intérieur du bâtiment, la jeune femme se tourna vers Kurtis un sourire romantique aux lèvres.
- Si tu m'expliquais maintenant, j'y verrais sûrement plus clair.
Lara avança ses mains et saisit celle de Kurtis au milieu de la table. Le jeune homme ne réagit pas, restant impassible et aussi froid que le marbre.
- Je ne sais pas par où commencer...répondit-il simplement.
- Parle-moi du Lux Véritatis, ça doit avoir un rapport non ? Sinon tu ne serais pas ici.
- Tu sais que le Lux Véritatis combattait l'alchimie et la magie noire ?! Mon père m'avait parlé d'un ordre nommé Lux Apocalypsis venant d'une magie très puissante du même nom. Ses représentants, faisant partie de la Coterie, ont été exterminés depuis longtemps. Mais il semblerait que la secte se soit reformée de nos jours. Le principal objectif du Lux Apocalypsis est de trouver « Arvamlable » et de libérer sa magie, une magie qui dépasse tout ce que l'on peut imaginer.
- Voilà pourquoi tu te sens directement concerné...je comprends mieux.
Soudainement, la jeune femme se leva et quitta la table. Elle passa dernière Kurtis et dit :
- Attends moi je reviens tout de suite.
Lara caressa son visage avant de tourner les talons pour s'enfoncer à l'intérieur du café. Kurtis poussa un soupire de nervosité et regarda autour de lui. Lara semblait avoir changée, son attitude envers lui était suspecte.

Quelques minutes plus tard Lara revint mais ne se rassit pas, elle fit signe au jeune homme de se lever.
- Viens allons marcher, je ne suis pas tranquille ici où tout le monde peut écouter.
Kurtis haussa les épaules et se leva. Lara le prit par la main et l'entraîna vers un jardin public. Le couple s'enfonça dans la nature, prenant soin de s'engager entre les buissons et les arbres pour se dissimuler au maximum des curieux.
- Continue ! Ordonna Lara au jeune homme.
- Où en étais-je déjà ?!
- Tu me disais que le Lux Véritatis combattait le Lux Apocalypsis et que leur but était de trouver « Arvamlabe ».
- Le Lux Véritatis a écrit de nombreux ouvrages sur la magie noire et l'alchimie. Mon père en possédait une partie et les a caché. Bien sûr je les ai lus et c'est ainsi que j'ai pu tout connaître d'Arvamlabe. Selon le Lux Véritatis notre « monde » n'est qu'une première facette de l'esprit terrestre, il pourrait exister un autre monde où dragons, sorciers et magies pourraient exister.
- Qu'est-ce que tu racontes ?! Rit-elle presque.
- C'est sérieux Lara, et l'équilibre de ces deux mondes serait réglé par les dieux d'Arvamlabe, une citée portail entre les deux mondes, qu'il n'est possible d'ouvrir qu'avec le sang des gardiens et la clé.
- Une clé ?!
- Une clé séparée en deux est répartie dans chaque monde. Arvamlable possède donc le pouvoir de créer mais bien sûr de détruire les mondes et c'est ce pouvoir que le Lux Apocalypsis désire récupérer.
Lara s'arrêta alors. Le jeune homme limita et croisa les bras en la dévisageant, étudiant sa réaction. L'aventurière lui lança un regard empli de scepticisme et de quiétude. Le vent souffla brusquement une bourrasque maussade et glaciale qui fit frissonner l'aventurière. Celle-ci se serra dans ses bras alors que les buissons qui dissimulaient totalement le couple frissonnèrent également.
- C'est effrayant, déclara-t-elle d'une voix triste. Tu es en train de me dire qu'il existe un autre monde à part le nôtre, que nos deux mondes sont contrôlés par les dieux d'Arvamlabe et que la secte du Lux Apocalypsis tenterait de s'approprier ce pouvoir pour des raisons peu orthodoxes ?!
- Libre à toi de ne pas me croire, mais tu as assez d'expérience pour comprendre que les légendes peuvent complètement nous dépasser.
Alors la jeune femme sourit et passa un bras derrière la nuque de Kurtis. Elle rapprocha son visage du sien et l'embrassa à nouveau avec douceur.
- Tu tiens là un savoir exceptionnel...
- C'est un héritage du Lux Véritatis, je suis obligé de le porter.
- Alors laisse-moi te libérer de ce fardeau !
Soudainement, un bruit sourd retentit et Kurtis se figea alors qu'une horrible douleur prit son corps tout entier. La balle venait de transpercer son ventre dans un rire sarcastique et il sentit le sang s'écouler jusqu'à sa ceinture, trempant son t-shirt du liquide rouge jusqu'à son pantalon. Lara abaissa son 9mm munit d'un silencieux et commença à éloigner le corps lourd du jeune homme agonisant du sien.
- Voilà un savoir trop dangereux pour un idiot bien moins informé qu'il ne le croit, déclara-t-elle sadiquement.
Kurtis recula d'un pas tremblant. Il se plia en avant et posa une main moite à son ventre, sentant le liquide chaud tremper sa paume. Pris de convulsion tout son corps se mit à trembler et une sueur glacée commença à s'écouler le long de sa peau.
- Lara...pourquoi... ?! Bafouilla-t-il en tombant à genoux.
La jeune femme sourit avec sadisme. Elle tendit le bras et visa le jeune homme entre les deux yeux.
- Parce que...tu n'es rien, répondit-elle sèchement.
Alors elle pressa la détente, le coup fut étouffé par le silencieux et la tête de Kurtis émit une éruption de sang. Lara pouffa de rire en observant le corps tomber lourdement en arrière, elle dissimula ensuite son 9mm dans son sac à dos et tourna les talons. Kurtis resta seul, allongé dans les feuilles mortes, les yeux grands ouverts, la bouche dégoulinante de sang, mort.

# Posté le lundi 25 août 2008 13:53

Fonds d'écran sur Devil May Cry 4

Fonds d'écran sur Devil May Cry 4
Hop voici deux nouveaux fonds sur DMC4. Ils sont très simples.

Par-ici pour les grands formats:

Nero et Dante dark (1280*770)
Nero et Dante chaines (1280*800)

# Posté le vendredi 01 août 2008 07:37

Fond d'écran Final Fantasy Versus XIII

Fond d'écran Final Fantasy Versus XIII
Voilà un nouveau fond d'écran sur Final Fantasy Versus XIII.

Grand format (1208*800) ICI.

# Posté le mardi 29 juillet 2008 07:21